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MAINTIEN DU LIEN PARENT–ENFANT ET TRAJECTOIRES PSYCHOSOCIALES APRÈS PLACEMENT : UNE APPROCHE PAR MICRO-SIMULATION

Cette recherche explore, à partir de données de cohorte et d’une micro-simulation, les effets du placement d’un enfant sur la santé mentale parentale. Elle montre que le placement entraîne une dégradation importante et durable de la détresse psychique, qui ne peut être expliquée uniquement par des vulnérabilités préexistantes (Wall-Wieler et al., 2018). La simulation met en évidence que les interventions psychologiques seules ralentissent cette dynamique sans l’inverser, tandis que le maintien du contact parent–enfant, associé à une médiation institutionnelle, permet une amélioration progressive. Ces résultats suggèrent que les trajectoires post-placement dépendent fortement de l’organisation des dispositifs, et que le lien parent–enfant constitue un levier central pour prévenir la chronicisation de la souffrance (Maxwell et al., 2012 ; Brandon et al., 2019).

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KEY FINDINGS

Le placement familial traditionnel à long terme ne semble pas améliorer les chances de vie des enfants maltraités (Brännström et al. 2020).

La perte de la garde d’un enfant au profit des services de protection de l’enfance est associée à une santé mentale maternelle significativement plus dégradée que celle observée après le décès d’un enfant (Wall-Wieler, 2018).

Le placement hors du domicile a aggravé l’état de santé des enfants ainsi que leurs trajectoires dans le système judiciaire (Brownell et al., 2024).

Le placement hors du domicile durant l’enfance est associé à un doublement du risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral entre 18 et 48 ans (Hjern et al., 2024).

Les mères dont un enfant a été placé par les services de protection de l’enfance présentent des taux de mortalité plus élevés que ceux observés chez leurs sœurs biologiques n’ayant pas connu un tel placement (Wall-Wieler et al. 2018).

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