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Charte mondiale sur la réforme de la prise en charge des enfants

  • Mar 21
  • 2 min read

Updated 20 October 2025


Le contexte mondial


  1. La Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant reconnaît que les enfants « doivent grandir dans un milieu familial, dans un climat de bonheur, d’amour et de compréhension ». Des familles solides et bienveillantes sont essentielles au développement sain de l’enfant. Partout dans le monde, les familles sont confrontées à un stress et à des traumatismes en forte augmentation, liés au changement climatique et aux catastrophes humanitaires, à la pauvreté, à l’insécurité alimentaire, aux conflits, aux maladies, ainsi qu’à un accès insuffisant à des services éducatifs, sanitaires et sociaux de qualité et inclusifs. Ces défis peuvent entraîner des séparations familiales, accroître la vulnérabilité à l’exploitation et exposer davantage les enfants à la violence et aux dangers au sein même de leur foyer et de leur communauté.


  2. Les données issues de la recherche ainsi que les témoignages de personnes ayant vécu des situations de prise en charge alternative montrent que les enfants grandissant sans prise en charge familiale font face à de graves difficultés, notamment des troubles du développement physique, social et cognitif, ainsi qu’un risque accru de violence et d’exploitation. Ces effets ont des conséquences durables, souvent intergénérationnelles.


  3. Des millions d’enfants vivent encore dans des institutions [note de bas de page 1], qui nuisent à leur développement. On estime que plus de 80 % des enfants placés dans ces structures ont au moins un parent vivant [note de bas de page 2], et que la plupart disposent d’une famille élargie susceptible de les accueillir avec un soutien adéquat. Nombre de ces institutions sont financées chaque année par des milliards de dollars provenant de dons souvent bien intentionnés, du tourisme et du volontariat.



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KEY FINDINGS

Le placement familial traditionnel à long terme ne semble pas améliorer les chances de vie des enfants maltraités (Brännström et al. 2020).

La perte de la garde d’un enfant au profit des services de protection de l’enfance est associée à une santé mentale maternelle significativement plus dégradée que celle observée après le décès d’un enfant (Wall-Wieler, 2018).

Le placement hors du domicile a aggravé l’état de santé des enfants ainsi que leurs trajectoires dans le système judiciaire (Brownell et al., 2024).

Le placement hors du domicile durant l’enfance est associé à un doublement du risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral entre 18 et 48 ans (Hjern et al., 2024).

Les mères dont un enfant a été placé par les services de protection de l’enfance présentent des taux de mortalité plus élevés que ceux observés chez leurs sœurs biologiques n’ayant pas connu un tel placement (Wall-Wieler et al. 2018).

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