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Antécédents de maltraitance chez les jeunes arrivant au terme d’un placement : comparaison entre les signalements officiels ayant fait l’objet d’une enquête et les déclarations des jeunes

  • Jul 17
  • 1 min read

Judy Havlicek, Mark E. Courtney


Cette étude a comparé les signalements officiels de maltraitance ayant fait l’objet d’une enquête aux déclarations rétrospectives des jeunes concernant les maltraitances subies avant et pendant leur placement hors du milieu familial. L’échantillon était composé de jeunes placés dans l’Illinois ayant atteint l’âge de la majorité alors qu’ils étaient encore pris en charge.


Les chercheurs ont croisé les données administratives et les déclarations de 474 jeunes interrogés une première fois entre 17 et 18 ans dans le cadre de la Midwest Evaluation of Adult Functioning of Former Foster Youth — appelée « étude Midwest » — ainsi que celles de 386 jeunes interrogés de nouveau à 19 ans.


Les résultats montrent des différences importantes entre les rapports officiels et les déclarations des jeunes concernant les maltraitances survenues avant et pendant le placement. Cette étude permet de mieux comprendre les divergences entre les méthodes de mesure et contribue à évaluer l’ampleur des maltraitances subies par ce sous-groupe de jeunes quittant le système de placement à l’entrée dans l’âge adulte. Ses résultats ont des implications pour les politiques et les pratiques destinées à accompagner les jeunes vers l’autonomie au sein du système de protection de l’enfance.



CITER

Havlicek, J., & Courtney, M. E. (2016). Maltreatment histories of aging out foster youth: A comparison of official investigated reports and self-reports of maltreatment prior to and during out-of-home care. Child Abuse & Neglect, 52, 110–122. https://doi.org/10.1016/j.chiabu.2015.12.006


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KEY FINDINGS

La perte de la garde d’un enfant au profit des services de protection de l’enfance est associée à une santé mentale maternelle significativement plus dégradée que celle observée après le décès d’un enfant (Wall-Wieler, 2018).

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Le placement hors du domicile a aggravé l’état de santé des enfants ainsi que leurs trajectoires dans le système judiciaire (Brownell et al., 2024).

Le placement hors du domicile durant l’enfance est associé à un doublement du risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral entre 18 et 48 ans (Hjern et al., 2024).

Les mères dont un enfant a été placé par les services de protection de l’enfance présentent des taux de mortalité plus élevés que ceux observés chez leurs sœurs biologiques n’ayant pas connu un tel placement (Wall-Wieler et al. 2018).

Les résultats d’analyses de régression multiniveaux portant sur un large éventail d’indicateurs scolaires, sociaux et sanitaires à l’âge adulte — regroupés en seize catégories de résultats — concordent avec plusieurs études antérieures : le placement familial traditionnel de longue durée ne semble pas améliorer les perspectives de vie des enfants ayant subi des maltraitances (Brännström, Vinnerljung, and Hjern, 2020)

Chez les enfants ayant vécu en institution, les études rapportent notamment des volumes réduits de substance grise et blanche, une altération de l’intégrité de la substance blanche, ainsi que des différences dans l’activité électrique cérébrale et dans les circuits impliqués dans le traitement des émotions et de la menace (Oliveira, 2024).

Les femmes devenues mères pour la première fois et impliquées dans une procédure de protection de l’enfance présentaient, au cours des dix années suivantes, un risque de décès 21 fois supérieur à celui des mères du même âge non concernées (Ireland et al., 2026).

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