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Conséquences à l’âge adulte après un placement familial de longue durée : une approche fondée sur la comparaison entre frères et sœurs.

  • Jul 26
  • 1 min read

Lorsqu’un enfant est retiré de son foyer et placé en famille d’accueil, la société assume la responsabilité de son bien-être et de son développement. Ne pas lui offrir un environnement éducatif sécurisant et favorable peut entraîner des conséquences négatives, tant pour lui-même que pour la société. À partir des données longitudinales des registres suédois portant sur une cohorte nationale de fratries — dont certains enfants ont été placés en famille d’accueil tandis que d’autres sont restés auprès de leurs parents biologiques —, cette étude examine si le placement familial de longue durée améliore les perspectives de vie. Les résultats d’analyses de régression multiniveaux portant sur un large éventail d’indicateurs scolaires, sociaux et sanitaires à l’âge adulte — regroupés en seize catégories de résultats — concordent avec plusieurs études antérieures : le placement familial traditionnel de longue durée ne semble pas améliorer les perspectives de vie des enfants ayant subi des maltraitances.



CITER

Brännström, L., Vinnerljung, B., & Hjern, A. (2020). Outcomes in adulthood after long-term foster care: A sibling approach. Child Maltreatment, 25(4), 383–392. https://doi.org/10.1177/1077559519898755

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KEY FINDINGS

La perte de la garde d’un enfant au profit des services de protection de l’enfance est associée à une santé mentale maternelle significativement plus dégradée que celle observée après le décès d’un enfant (Wall-Wieler, 2018).

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Le placement hors du domicile a aggravé l’état de santé des enfants ainsi que leurs trajectoires dans le système judiciaire (Brownell et al., 2024).

Le placement hors du domicile durant l’enfance est associé à un doublement du risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral entre 18 et 48 ans (Hjern et al., 2024).

Les mères dont un enfant a été placé par les services de protection de l’enfance présentent des taux de mortalité plus élevés que ceux observés chez leurs sœurs biologiques n’ayant pas connu un tel placement (Wall-Wieler et al. 2018).

Les résultats d’analyses de régression multiniveaux portant sur un large éventail d’indicateurs scolaires, sociaux et sanitaires à l’âge adulte — regroupés en seize catégories de résultats — concordent avec plusieurs études antérieures : le placement familial traditionnel de longue durée ne semble pas améliorer les perspectives de vie des enfants ayant subi des maltraitances (Brännström, Vinnerljung, and Hjern, 2020)

Chez les enfants ayant vécu en institution, les études rapportent notamment des volumes réduits de substance grise et blanche, une altération de l’intégrité de la substance blanche, ainsi que des différences dans l’activité électrique cérébrale et dans les circuits impliqués dans le traitement des émotions et de la menace (Oliveira, 2024).

Les femmes devenues mères pour la première fois et impliquées dans une procédure de protection de l’enfance présentaient, au cours des dix années suivantes, un risque de décès 21 fois supérieur à celui des mères du même âge non concernées (Ireland et al., 2026).

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