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Divergences entre les déclarations des différents informateurs concernant la maltraitance des enfants : une revue systématique

  • Jul 17
  • 1 min read

Les sources susceptibles de renseigner sur les maltraitances subies par un enfant comprennent le jeune concerné, les personnes qui s’occupent de lui, les travailleurs sociaux et les dossiers institutionnels. Lorsque ces différentes sources sont comparées, elles divergent souvent quant à l’existence même d’une maltraitance. Ces divergences sont déterminantes, car la reconnaissance — ou la non-reconnaissance — d’une maltraitance peut avoir des conséquences importantes sur la sécurité de l’enfant, ses futurs lieux de vie et son orientation vers des soins ou des services adaptés.


Cette étude propose une revue systématique de la littérature consacrée aux divergences entre les sources d’information sur la maltraitance infantile. Trois bases de données — PsycINFO, Web of Science et PubMed — ont été consultées, et treize articles répondaient aux critères d’inclusion. Les résultats montrent que les jeunes rapportent davantage de violences physiques, sexuelles et émotionnelles que n’en font apparaître les dossiers. À l’inverse, les dossiers mentionnent davantage de situations de négligence que les jeunes eux-mêmes. Les implications de ces résultats et les orientations pour les recherches futures sont discutées.



CITER

Cooley, D. T., & Jackson, Y. (2022). Informant discrepancies in child maltreatment reporting: A systematic review. Child Maltreatment, 27(1), 126–145. doi:10.1177/1077559520966387


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KEY FINDINGS

La perte de la garde d’un enfant au profit des services de protection de l’enfance est associée à une santé mentale maternelle significativement plus dégradée que celle observée après le décès d’un enfant (Wall-Wieler, 2018).

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Le placement hors du domicile a aggravé l’état de santé des enfants ainsi que leurs trajectoires dans le système judiciaire (Brownell et al., 2024).

Le placement hors du domicile durant l’enfance est associé à un doublement du risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral entre 18 et 48 ans (Hjern et al., 2024).

Les mères dont un enfant a été placé par les services de protection de l’enfance présentent des taux de mortalité plus élevés que ceux observés chez leurs sœurs biologiques n’ayant pas connu un tel placement (Wall-Wieler et al. 2018).

Les résultats d’analyses de régression multiniveaux portant sur un large éventail d’indicateurs scolaires, sociaux et sanitaires à l’âge adulte — regroupés en seize catégories de résultats — concordent avec plusieurs études antérieures : le placement familial traditionnel de longue durée ne semble pas améliorer les perspectives de vie des enfants ayant subi des maltraitances (Brännström, Vinnerljung, and Hjern, 2020)

Chez les enfants ayant vécu en institution, les études rapportent notamment des volumes réduits de substance grise et blanche, une altération de l’intégrité de la substance blanche, ainsi que des différences dans l’activité électrique cérébrale et dans les circuits impliqués dans le traitement des émotions et de la menace (Oliveira, 2024).

Les femmes devenues mères pour la première fois et impliquées dans une procédure de protection de l’enfance présentaient, au cours des dix années suivantes, un risque de décès 21 fois supérieur à celui des mères du même âge non concernées (Ireland et al., 2026).

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