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L’impact du placement hors du milieu familial sur le développement cérébral : une brève revue des données neuroscientifiques éclairant notre compréhension des profils d’attachement chez l’enfant

  • Jul 26
  • 1 min read

Les chercheurs qui s’intéressent aux effets des expériences précoces d’adversité dans les soins reçus ont eu recours aux méthodes neuroscientifiques afin de déterminer si, et de quelle manière, ces influences environnementales affectent le développement cérébral, ainsi que le rôle éventuel de ces effets dans les difficultés socioémotionnelles observées au sein de cette population. Les données établissent de manière convaincante les effets négatifs sur le développement neurologique individuel d’une exposition à des environnements défavorables ou délétères, tels que le placement en institution ou la maltraitance. Les recherches en neuro-imagerie portant spécifiquement sur le traitement de stimuli socioémotionnels liés à l’attachement et sur les profils d’attachement des enfants pris en charge sont plus rares, mais leurs résultats sont globalement convergents. Cette revue commence par synthétiser les principales altérations structurelles et fonctionnelles générales du cerveau associées à la privation de soins. Elle examine ensuite les données neuroscientifiques plus directement pertinentes pour comprendre les profils d’attachement de ces enfants, qu’il s’agisse d’études utilisant des stimuli sociaux ou mettant en relation leurs marqueurs neuronaux avec leurs profils d’attachement. Enfin, elle propose de brèves interprétations des résultats et relève les principales limites et lacunes de la littérature.


CITER

Oliveira, P. S. (2024). The impact of out-of-home care on brain development: A brief review of the neuroscientific evidence informing our understanding of children’s attachment outcomes. Frontiers in Behavioral Neuroscience, 18, 1332898. https://doi.org/10.3389/fnbeh.2024.1332898


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KEY FINDINGS

La perte de la garde d’un enfant au profit des services de protection de l’enfance est associée à une santé mentale maternelle significativement plus dégradée que celle observée après le décès d’un enfant (Wall-Wieler, 2018).

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Le placement hors du domicile a aggravé l’état de santé des enfants ainsi que leurs trajectoires dans le système judiciaire (Brownell et al., 2024).

Le placement hors du domicile durant l’enfance est associé à un doublement du risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral entre 18 et 48 ans (Hjern et al., 2024).

Les mères dont un enfant a été placé par les services de protection de l’enfance présentent des taux de mortalité plus élevés que ceux observés chez leurs sœurs biologiques n’ayant pas connu un tel placement (Wall-Wieler et al. 2018).

Les résultats d’analyses de régression multiniveaux portant sur un large éventail d’indicateurs scolaires, sociaux et sanitaires à l’âge adulte — regroupés en seize catégories de résultats — concordent avec plusieurs études antérieures : le placement familial traditionnel de longue durée ne semble pas améliorer les perspectives de vie des enfants ayant subi des maltraitances (Brännström, Vinnerljung, and Hjern, 2020)

Chez les enfants ayant vécu en institution, les études rapportent notamment des volumes réduits de substance grise et blanche, une altération de l’intégrité de la substance blanche, ainsi que des différences dans l’activité électrique cérébrale et dans les circuits impliqués dans le traitement des émotions et de la menace (Oliveira, 2024).

Les femmes devenues mères pour la première fois et impliquées dans une procédure de protection de l’enfance présentaient, au cours des dix années suivantes, un risque de décès 21 fois supérieur à celui des mères du même âge non concernées (Ireland et al., 2026).

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