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La prévalence des abus sexuels sur enfants dans les placements hors du domicile familial : comparaison entre les abus commis en institution et en famille d’accueil

  • Jul 17
  • 1 min read

Nous avons étudié la prévalence, au cours de l’année 2010, des violences sexuelles sur enfants dans les établissements résidentiels et les familles d’accueil, puis nous l’avons comparée à celle observée dans la population générale. Deux méthodes ont été utilisées pour l’estimer. Premièrement, 264 professionnels travaillant en établissement ou en famille d’accueil, désignés comme informateurs sentinelles, ont signalé les violences sexuelles concernant les enfants dont ils s’occupaient (N = 6 281). Deuxièmement, 329 adolescents accueillis dans ces structures ont rapporté leurs propres expériences de violences sexuelles. Les professionnels et les adolescents ont été sélectionnés aléatoirement dans 82 structures néerlandaises d’accueil extrafamilial.


D’après les déclarations des professionnels sentinelles, 3,5 enfants sur 1 000 avaient subi des violences sexuelles. En revanche, 58 adolescents sur 1 000 ont déclaré en avoir été victimes. Les deux sources indiquaient une prévalence plus élevée dans l’accueil extrafamilial que dans la population générale, avec les taux les plus importants dans les établissements résidentiels. En famille d’accueil, les taux ne différaient pas de ceux de la population générale.


Selon nos résultats, les enfants et les adolescents accueillis en établissement résidentiel présentent un risque accru de violences sexuelles par rapport à ceux placés en famille d’accueil. Toutefois, l’accueil familial ne protège pas entièrement les enfants contre ces violences et sa qualité doit donc, elle aussi, être encore améliorée.



CITER

Euser S, Alink LR, Tharner A, van Ijzendoorn MH, Bakermans-Kranenburg MJ. The prevalence of child sexual abuse in out-of-home care: a comparison between abuse in residential and in foster care. Child Maltreat. 2013 Nov;18(4):221-31. doi: 10.1177/1077559513489848


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KEY FINDINGS

La perte de la garde d’un enfant au profit des services de protection de l’enfance est associée à une santé mentale maternelle significativement plus dégradée que celle observée après le décès d’un enfant (Wall-Wieler, 2018).

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Le placement hors du domicile a aggravé l’état de santé des enfants ainsi que leurs trajectoires dans le système judiciaire (Brownell et al., 2024).

Le placement hors du domicile durant l’enfance est associé à un doublement du risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral entre 18 et 48 ans (Hjern et al., 2024).

Les mères dont un enfant a été placé par les services de protection de l’enfance présentent des taux de mortalité plus élevés que ceux observés chez leurs sœurs biologiques n’ayant pas connu un tel placement (Wall-Wieler et al. 2018).

Les résultats d’analyses de régression multiniveaux portant sur un large éventail d’indicateurs scolaires, sociaux et sanitaires à l’âge adulte — regroupés en seize catégories de résultats — concordent avec plusieurs études antérieures : le placement familial traditionnel de longue durée ne semble pas améliorer les perspectives de vie des enfants ayant subi des maltraitances (Brännström, Vinnerljung, and Hjern, 2020)

Chez les enfants ayant vécu en institution, les études rapportent notamment des volumes réduits de substance grise et blanche, une altération de l’intégrité de la substance blanche, ainsi que des différences dans l’activité électrique cérébrale et dans les circuits impliqués dans le traitement des émotions et de la menace (Oliveira, 2024).

Les femmes devenues mères pour la première fois et impliquées dans une procédure de protection de l’enfance présentaient, au cours des dix années suivantes, un risque de décès 21 fois supérieur à celui des mères du même âge non concernées (Ireland et al., 2026).

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