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LE CONTACT PARENTS-ENFANTS

  • Mar 20
  • 3 min read

EXTRAIT DE L'ARTICLE: More Contact with Biological Parents Predicts Shorter Length of Time in Out of Home Care and Mental Health of Youth in the Child Welfare System



Pour les jeunes placés hors du domicile familial, le maintien du contact parent–enfant contribue à préserver les liens familiaux et à favoriser la réunification (Mallon & Leashore, 2002 ; McWey & Mullis, 2004). Une recherche menée sur le système de placement familial en Californie a montré que, comparativement aux jeunes restés en placement, ceux ayant eu des contacts avec leurs parents biologiques aux niveaux « recommandés » par les tribunaux étaient plus souvent réunifiés avec leur famille (Davis et al., 1996). Une autre étude portant sur des adolescents précoces placés en milieu urbain aux États-Unis a révélé que 50 % d’entre eux avaient eu au moins un contact avec leur mère au cours du mois précédent, tandis qu’une proportion bien plus faible (16 %) avait eu un contact avec leur père (Leathers, 2003).


Certaines caractéristiques propres à l’enfant sont également associées à la fréquence des contacts. Par exemple, une étude menée auprès de jeunes enfants a montré que l’âge de l’enfant et le type de maltraitance prédisaient la fréquence des contacts (Nesmith, 2013). Plus précisément, les enfants âgés de 1 à 5 ans avaient moins de contacts réguliers avec leurs parents que les nourrissons et les enfants plus âgés, et les jeunes ayant subi de la négligence avaient des contacts moins fréquents que ceux ayant vécu d’autres formes de maltraitance (Nesmith, 2013). Une autre étude a montré que les enfants issus de minorités ethniques avaient des contacts parentaux moins fréquents que les enfants blancs (Davis et al., 1996). Il convient toutefois de noter que la majorité des recherches dans ce domaine sont anciennes et antérieures aux récentes évolutions des politiques américaines.


Les recherches transversales soutiennent l’existence d’un lien entre une fréquence plus élevée de contacts avec les parents biologiques et de meilleurs résultats en matière de santé mentale chez les jeunes (Cantos et al., 1997 ; McWey & Cui, 2018). Dans un échantillon de 68 jeunes du système de placement familial de New York, les chercheurs ont constaté qu’une fréquence plus élevée de contacts avec les parents biologiques était associée à une diminution des problèmes internalisés et externalisés, mesurés à l’aide de la Child Behavior Checklist (Achenbach, 1991). De manière similaire, une autre étude a montré des niveaux significativement plus faibles de problèmes internalisés, externalisés et globaux chez les jeunes ayant des contacts fréquents avec leur mère, comparativement à ceux n’ayant aucun contact parental (McWey & Cui, 2018). Toutefois, ces études n’étant pas longitudinales, il n’est pas possible de déterminer si ces effets se maintiennent dans le temps.


Soulignant l’importance des liens familiaux pour le bien-être de l’enfant, les politiques nationales imposent, lorsque cela est possible, le maintien de contacts entre les jeunes placés et leurs parents biologiques (par exemple : Family First Prevention Services Act, H.R. 1892 ; Adoption and Child Welfare Act, P.L. 96–272 ; Fostering Connections to Success Act, P.L. 110–351). Cela est d’autant plus crucial que la réunification familiale constitue l’objectif principal de permanence pour la majorité des jeunes placés aux États-Unis (U.S. Department of Health and Human Services, 2014).


Cependant, les États disposent d’une certaine flexibilité dans l’application de ces politiques. Les recherches suggèrent qu’en l’absence de directives claires, les travailleurs sociaux doivent s’appuyer sur leur propre jugement pour définir les modalités de contact familial dans les plans d’intervention (Hess, 2003 ; Nesmith, 2013). De plus, malgré les données empiriques indiquant les bénéfices du maintien des relations, les contacts avec les parents biologiques sont souvent considérés comme une priorité secondaire par les professionnels (Nesmith, 2013). Cela peut s’expliquer en partie par des divergences d’interprétation quant à l’impact des visites sur la santé mentale des enfants. Certains travaux indiquent que les travailleurs sociaux et les familles d’accueil perçoivent une augmentation des troubles émotionnels et comportementaux chez les enfants après les visites parentales, et que ces visites pourraient compromettre leur adaptation à leur environnement de placement (Moyers et al., 2006 ; Leathers, 2003).



LIRE PLUS: McWey LM, Cui M. More Contact with Biological Parents Predicts Shorter Length of Time in Out of Home Care and Mental Health of Youth in the Child Welfare System. Child Youth Serv Rev. 2021 Sep;128:106164. doi: 10.1016/j.childyouth.2021.106164


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KEY FINDINGS

Le placement familial traditionnel à long terme ne semble pas améliorer les chances de vie des enfants maltraités (Brännström et al. 2020).

La perte de la garde d’un enfant au profit des services de protection de l’enfance est associée à une santé mentale maternelle significativement plus dégradée que celle observée après le décès d’un enfant (Wall-Wieler, 2018).

Le placement hors du domicile a aggravé l’état de santé des enfants ainsi que leurs trajectoires dans le système judiciaire (Brownell et al., 2024).

Le placement hors du domicile durant l’enfance est associé à un doublement du risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral entre 18 et 48 ans (Hjern et al., 2024).

Les mères dont un enfant a été placé par les services de protection de l’enfance présentent des taux de mortalité plus élevés que ceux observés chez leurs sœurs biologiques n’ayant pas connu un tel placement (Wall-Wieler et al. 2018).

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