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RÉSULTATS À L’ÂGE ADULTE APRÈS UN PLACEMENT FAMILIAL À LONG TERME : UNE APPROCHE PAR FRATRIE

  • Apr 12
  • 1 min read

Jan. 2020


Résumé

Lorsqu’un enfant est retiré de son domicile et placé en famille d’accueil, la société assume la responsabilité de son bien-être et de son développement. L’incapacité à offrir à cet enfant un environnement éducatif sécurisant et soutenant peut avoir des conséquences négatives, tant pour lui que pour la société.


En s’appuyant sur des données longitudinales issues de registres nationaux en Suède, portant sur une cohorte nationale de fratries — dans lesquelles certains enfants ont été placés en famille d’accueil tandis que d’autres sont restés auprès de leurs parents biologiques — cette étude examine si le placement familial à long terme permet d’améliorer les chances de vie.


Les résultats d’analyses de régression multiniveau, couvrant un large éventail d’indicateurs éducatifs, sociaux et de santé à l’âge adulte (16 dimensions), corroborent une série d’études antérieures montrant que le placement familial traditionnel à long terme ne semble pas améliorer les perspectives de vie des enfants maltraités.



CITER

Brännström, L., Vinnerljung, B., & Hjern, A. (2020). Outcomes in adulthood after long-term foster care: A sibling approach. Child Maltreatment, 25(4), 383–395. https://doi.org/10.1177/1077559519898755

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KEY FINDINGS

Le placement familial traditionnel à long terme ne semble pas améliorer les chances de vie des enfants maltraités (Brännström et al. 2020).

La perte de la garde d’un enfant au profit des services de protection de l’enfance est associée à une santé mentale maternelle significativement plus dégradée que celle observée après le décès d’un enfant (Wall-Wieler, 2018).

Le placement hors du domicile a aggravé l’état de santé des enfants ainsi que leurs trajectoires dans le système judiciaire (Brownell et al., 2024).

Le placement hors du domicile durant l’enfance est associé à un doublement du risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral entre 18 et 48 ans (Hjern et al., 2024).

Les mères dont un enfant a été placé par les services de protection de l’enfance présentent des taux de mortalité plus élevés que ceux observés chez leurs sœurs biologiques n’ayant pas connu un tel placement (Wall-Wieler et al. 2018).

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