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MORTALITÉ CHEZ LES MÈRES DONT LES ENFANTS ONT ÉTÉ PLACÉS PAR LES SERVICES DE PROTECTION DE L’ENFANCE : UNE ANALYSE DE FRATRIES DISCORDANTES

  • 1 day ago
  • 2 min read

Elizabeth Wall-Wieler,

Leslie L Roos,

Nathan C Nickel,

Dan Chateau,

Marni Brownell


Résumé

Cette étude examine si les mères dont un enfant a été placé par les services de protection de l’enfance présentent des taux de mortalité plus élevés que ceux observés chez leurs sœurs biologiques n’ayant pas connu un tel placement. Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective à partir de données administratives appariables portant sur 3 948 mères dont l’aîné est né au Manitoba, Canada, entre le 1er avril 1992 et le 31 mars 2015. Ces mères provenaient de 1 974 familles dans lesquelles une sœur avait eu un enfant placé et une autre non. Nous avons calculé les différences de taux et les rapports de risque (hazard ratios) pour la mortalité toutes causes confondues, évitable et non évitable.


On observe 24 décès supplémentaires pour 10 000 personnes-années chez les mères ayant eu un enfant placé. Ces mères présentent des taux de mortalité plus élevés dus à des causes évitables (rapport de risque = 3,46 ; intervalle de confiance à 95 % : 1,41–8,48) ainsi qu’à des causes non évitables (rapport de risque = 2,92 ; intervalle de confiance à 95 % : 1,01–8,44). Le nombre d’enfants placés n’influence pas les taux de mortalité chez les mères ayant au moins un enfant placé.


Ces taux de mortalité plus élevés — en particulier la mortalité évitable — chez les mères concernées indiquent la nécessité de mettre en place des interventions plus spécifiques à leur intention.



LIEN


CITER

Elizabeth Wall-Wieler, Leslie L Roos, Nathan C Nickel, Dan Chateau, Marni Brownell, Mortality Among Mothers Whose Children Were Taken Into Care by Child Protection Services: A Discordant Sibling Analysis, American Journal of Epidemiology, Volume 187, Issue 6, June 2018, Pages 1182–1188, https://doi.org/10.1093/aje/kwy062

Comments


Des études de cohorte fondées sur des données administratives appariées montrent que le placement d’un enfant par les services de protection est associé à une dégradation majeure de la santé mentale maternelle — plus marquée que lors du décès d’un enfant — ainsi qu’à un excès de risque suicidaire et de mortalité, difficilement explicable par les seuls facteurs familiaux partagés.

Ces résultats s’inscrivent dans une dynamique de deuil complexe et de marginalisation structurelle, où des parents, stigmatisés et invisibilisés dans les politiques publiques, restent insuffisamment soutenus, ce qui souligne l’urgence de développer des interventions spécifiques et préventives.

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