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Mères marginalisées : rehausser la visibilité des femmes vulnérables à des placements successifs et contraints de leurs enfants – un plaidoyer pour une action préventive.

  • Mar 21
  • 2 min read

Broadhurst K, Mason C.


Cet article réexamine les données de recherche relatives à la nature complexe de la perte et du deuil chez les femmes dont les enfants sont placés ou adoptés de manière permanente. Nous examinons en détail les limites du soutien post-procédure / post-adoption destiné aux parents biologiques, ainsi que la manière dont les discours normatifs sur la maternité peuvent contribuer à marginaliser cette population dans les arènes politiques. En conceptualisant les mères invisibilisées comme des « parias de l’aide sociale » qui, comme l’ont décrit Schofield et ses collègues (2011), portent le stigmate d’une identité dévalorisée, nous analysons les raisons pour lesquelles ces femmes hautement vulnérables suscitent si peu d’attention dans les débats politiques dominants.


Les approches d’évaluation prénatale sont discutées, et nous soutenons qu’une approche tronquée de collecte de données, débutant tard dans la grossesse (26 à 30 semaines), manque une fenêtre essentielle tant pour la santé fœtale que maternelle. Cela aggrave ensuite les insuffisances des dispositifs d’accompagnement après les procédures. Une dernière section plaide pour l’élaboration d’un protocole post-procédure à destination des parents, qui soit réellement adapté à leurs besoins tels qu’identifiés lors des évaluations spécialisées menées dans le cadre des procédures de protection.


Nous soutenons ici que seule une revalorisation de la visibilité de ce groupe permettra de rompre le cycle des grossesses répétées suivies de placements. Si la nécessité d’agir face à ces répétitions s’impose déjà pour des raisons humanitaires, nous mettons également en évidence les coûts économiques de ce cycle afin d’étayer notre argumentation. Enfin, nous examinons un ensemble d’initiatives récentes, en soulignant les évolutions positives, tout en formulant une mise en garde : en l’absence de leadership de la part des décideurs publics, des interventions hautement discutables ont également commencé à se développer. (p. 4)




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Broadhurst K, Mason C. Maternal outcasts: raising the profile of women who are vulnerable to successive, compulsory removals of their children – a plea for preventative action. J Soc Welf Fam Law. 2013;35(3):291–304. doi:10.1080/09649069.2013.805061



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KEY FINDINGS

Le placement familial traditionnel à long terme ne semble pas améliorer les chances de vie des enfants maltraités (Brännström et al. 2020).

La perte de la garde d’un enfant au profit des services de protection de l’enfance est associée à une santé mentale maternelle significativement plus dégradée que celle observée après le décès d’un enfant (Wall-Wieler, 2018).

Le placement hors du domicile a aggravé l’état de santé des enfants ainsi que leurs trajectoires dans le système judiciaire (Brownell et al., 2024).

Le placement hors du domicile durant l’enfance est associé à un doublement du risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral entre 18 et 48 ans (Hjern et al., 2024).

Les mères dont un enfant a été placé par les services de protection de l’enfance présentent des taux de mortalité plus élevés que ceux observés chez leurs sœurs biologiques n’ayant pas connu un tel placement (Wall-Wieler et al. 2018).

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