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Le placement familial traditionnel à long terme ne semble pas améliorer les chances de vie des enfants maltraités.

 

Brännström et al., 2020.

La perte de la garde d’un enfant au profit des services de protection de l’enfance est associée à une santé mentale maternelle significativement plus dégradée que celle observée après le décès d’un enfant.
Wall-Wieler et al., 2018.

OBSERVATOIRE
SCIENTIFIQUE
DE LA SÉPARATION
INVOLONTAIRE
PARENT-ENFANT

NOTRE
MODÈLE

La séparation involontaire parents–enfants constitue une rupture institutionnellement produite de la base de sécurité relationnelle, agissant comme un agent pathogène spécifique affectant les systèmes de co-régulation, l’attachement et les équilibres neurobiologiques. Elle entraîne chez l’enfant des troubles psychologiques et neurobiologiques durables, ainsi qu’un risque accru de trajectoires d’exclusion sociale, et chez le parent une souffrance majeure associée à la stigmatisation et à la disqualification. Des études de cohorte montrent que le placement est associé à une dégradation de la santé mentale maternelle plus marquée que lors du décès d’un enfant, ainsi qu’à un excès de risque suicidaire et de mortalité, au-delà des facteurs familiaux partagés. Ces effets sont fréquemment réinterprétés comme preuve du risque initial, contribuant à renforcer et prolonger la séparation. La séparation fonctionne ainsi comme un processus auto-validant, produisant et reproduisant la vulnérabilité qu’elle prétend prévenir.

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KEY FINDINGS

La perte de la garde d’un enfant au profit des services de protection de l’enfance est associée à une santé mentale maternelle significativement plus dégradée que celle observée après le décès d’un enfant (Wall-Wieler, 2018).

​​

Le placement hors du domicile a aggravé l’état de santé des enfants ainsi que leurs trajectoires dans le système judiciaire (Brownell et al., 2024).

Le placement hors du domicile durant l’enfance est associé à un doublement du risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral entre 18 et 48 ans (Hjern et al., 2024).

Les mères dont un enfant a été placé par les services de protection de l’enfance présentent des taux de mortalité plus élevés que ceux observés chez leurs sœurs biologiques n’ayant pas connu un tel placement (Wall-Wieler et al. 2018).

Les résultats d’analyses de régression multiniveaux portant sur un large éventail d’indicateurs scolaires, sociaux et sanitaires à l’âge adulte — regroupés en seize catégories de résultats — concordent avec plusieurs études antérieures : le placement familial traditionnel de longue durée ne semble pas améliorer les perspectives de vie des enfants ayant subi des maltraitances (Brännström, Vinnerljung, and Hjern, 2020)

Chez les enfants ayant vécu en institution, les études rapportent notamment des volumes réduits de substance grise et blanche, une altération de l’intégrité de la substance blanche, ainsi que des différences dans l’activité électrique cérébrale et dans les circuits impliqués dans le traitement des émotions et de la menace (Oliveira, 2024).

Les femmes devenues mères pour la première fois et impliquées dans une procédure de protection de l’enfance présentaient, au cours des dix années suivantes, un risque de décès 21 fois supérieur à celui des mères du même âge non concernées (Ireland et al., 2026).

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